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Catégorie :
Blog Société
Date de création :
02.03.2008
Dernière mise à jour :
02.03.2008
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Posté le 02.03.2008 par expo

Libération du Tibet



L'enjeu du conflit : Depuis les années 80, le Tibet réclame sa libération.

La cause du conflit : Le Tibet est colonisé par la Chine.

La conséquence du conflit : des milliers de morts.

La France n'a pas eu de rôle dans ce conflit.




Tibet : chronologie 1949-1999

1er octobre 1949 : fondation de la République Populaire de Chine par Mao Tsé-Toung.
Octobre 1950 : entrée des troupes chinoises à Lhassa, capitale du Tibet.
10 mars 1959 : début d’un soulèvement contre l’occupation chinoise qui s’achèvera dans un bain de sang, avec des milliers de victimes tibétaines. Fuite du Dalaï Lama en Inde, où un gouvernement en exil sera formé à Dharamsala.
1966 à 1976 : révolution culturelle : les monastères sont détruits et les religieux persécutés. Pékin ne rétablira les droits à l’exercice de la religion qu’en 1980.
1987 à 1988 : manifestations antichinoises à Lhassa violemment réprimées. En juin 1988, le Dalaï Lama propose de laisser Pékin contrôler les affaires étrangères et la défense du Tibet en échange d’une autonomie interne. Proposition restée sans suite.
Octobre 1989 : le Dalaï Lama obtient le Prix Nobel de la Paix.
1995 : début d’une controverse sur la 10e réincarnation du Panchen Lama : pour la première fois dans l’histoire du bouddhisme tibétain, Pékin intervient directement dans le choix du Panchen Lama* en désignant un garçon de six ans et en plaçant en résidence surveillée l’enfant reconnu par le Dalaï Lama, dont on est toujours sans nouvelles.
10 mars 1998 : le Dalaï Lama accuse la Chine de « génocide culturel », à l’occasion du 39e anniversaire du soulèvement antichinois.
13 juin 1999 : le Milarepa Fund tente de faire prendre conscience à la communauté internationale de l’urgence de la situation au Tibet.
Les organisations de la jeunesse tibétaine veulent clairement l'indépendance, il devient difficile d'expliquer aux jeunes le bien-fondé de la « voie médiane. Le dalaï-lama n'en reste pas moins totalement fidèle à ses principes de non-violence.

Le dialogue avec les responsables chinois s'est même interrompu en 1993. Depuis les années 80, les Tibétains demandent l'autodétermination et non plus l'indépendance.





Les Chinois ne semblent pas prêts à renoncer aux trois conditions qu'ils ont fixées comme préalable à la reprise de véritables négociations.

le dalaï lama estime que ces pré conditions sont déjà remplies :

1)- Les Chinois demandent que les Tibétains reconnaissent publiquement le Tibet comme faisant partie intégrante de la République populaire de Chine. C'est déjà fait, puisque les Tibétains ont renoncé à demander l'indépendance.
Pour ce qui est de la place du Tibet par rapport à la Chine au cours des siècles passés, c'est aux historiens d'en juger, c'est à eux de faire valoir que le Tibet a toujours été un pays indépendant.

2)-La deuxième condition posée par Pékin est que les Tibétains renoncent à toute activité anti-chinoise. Les Tibétains n'en mènent aucune.
Ils se bornent à protester contre les violations des Droits de l'homme perpétrées par le régime de Pékin au Tibet, contre les persécutions et les humiliations infligées à leur peuple.

3)-La troisième condition implique que les Tibétains reconnaissent Taiwan comme étant une province chinoise. Or, ils n'entretiennent aucune relation avec les autorités indépendantes de Taiwan. Taiwan ne les concerne pas.

Les Chinoises devraient réaliser que ces trois conditions préalables sont un faux problème et qu'elles ne devraient pas être un obstacle à la reprise des négociations.

Pour les Tibétains, le vrai problème, ce sont les conditions de vie du peuple tibétain et leur principal objectif est de les améliorer. La situation économique se détériore de plus en plus au Tibet. Les Chinois s'y implantent aussi massivement afin de diluer la culture tibétaine. Le régime de Pékin impose des restrictions à l'éducation des enfants tibétains. Ces mêmes enfants en arrivent d'eux-mêmes à préférer apprendre le chinois plutôt que le Tibétain car ils savent que sinon, ils ne trouveront pas d'emploi.

En optant pour l'autonomie, le dalaï lama à choisi une « voie médiane » qui est loin de faire l'unanimité parmi les Tibétains.

Les organisations de la jeunesse tibétaine veulent clairement l'indépendance. Elles ne sont pas d'accord avec le dalaï lama. Mais ils ne sont pas en conflit pour autant. Et, si l'approche du dalaï lama échouait, ces jeunes seraient tout à fait en droit de reprendre le flambeau et de réclamer l'indépendance.





La reprise des contacts avec la Chine remonte à un an à peine. Mais si dans deux ou trois ans cela ne donne aucun résultat, il sera difficile au dalaï lama d'expliquer aux jeunes le bien-fondé de la « voie médiane. Il espère encore réussir cependant. Son message est clair : si le gouvernement chinois respecte leur culture, leur droits fondamentaux, ils seront satisfaits. Et si, de leur côté, le peuple chinois se laisse tant soit peu gagner par la spiritualité tibétaine, il y aura un profit mutuel. On observe déjà un regain du bouddhisme en République populaire de Chine. Et il a vu ici même des Chinois pleurer en prenant conscience de la conduite de leur pays vis-à-vis du Tibet et des Tibétains.

Le dalaï lama est un adepte de la non-violence, certains Tibétains ne sont pas d'accord sur ce point-là non plus.

Peu de Tibétains prônent le recours à la violence. Même le Tibetan Youth Congress (TYC), tout en étant pour l'indépendance, n'y est pas favorable. Si cela devait arriver, il se retirerait de la vie politique. Il est d'ailleurs déjà à moitié à la retraite depuis que le gouvernement en exil a été formé, il y a deux ans. C'est lui qui est en charge du problème tibétain maintenant, même si le premier ministre continue de lui soumettre toutes ses décisions.

Le dalaï lama n'est un leader politique que parce qu'il défend la cause nationale du Tibet. La politique politicienne ne l'intéresse pas. D'ailleurs, quand le temps sera venu de rentrer au Tibet, il renoncera à toutes ces responsabilités politiques. Les moines n'ont pas vocation à se mêler de politique politicienne; ils ne devraient pas prendre parti lors des élections par exemple. Il pense souvent au Mahatma Gandhi. Il a certes été le personnage clé de l'Indépendance de l'Inde, mais, d'une certaine manière, il est resté au-dessus des querelles politiques.


* La lignée des Panchen Lamas est une lignée de réincarnation importante dans l'histoire du Tibet. Le Panchen Lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain . Il se situe juste après le Dalaï Lama dans ce système hiérarchique. Le Dalaï Lama et le Panchen Lama soit impliqués dans l'identification du successeur de l’autre.

source :
http://www.tibet-info.net/www/Tibet-chronologie-1949-1999.html
http://web.radicalparty.org/pressreview/print_right.php?func=detail&par=6630



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